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Drogues illicites

1. Le cannabis

Le cannabis est une plante. Son principe actif responsable des effets psychoactifs est le THC (tétrahydrocannabinol), inscrit sur la liste des stupéfiants. Il se présente sous trois formes : l'herbe, le haschich et l'huile.

  • L'herbe (marijuana) : Feuilles, tiges et sommités fleuries, simplement séchées. Se fume généralement mélangée à du tabac, roulée en cigarette souvent de forme conique (le joint, le pétard, le stick...).

  • Le haschich (shit) : Résine de la plante, obtenue en raclant les feuilles et en y ajoutant la poudre provenant des plants séchés et secoués. Se présente sous la forme de plaques compressées, barrettes de couleur verte, brune ou jaune selon les régions de production. Se fume généralement mélangé à du tabac : “le joint”. Le haschich est fréquemment coupé avec d'autres substances plus ou moins toxiques comme le henné, le cirage, la paraffine...

  • L'huile : Préparation plus concentrée en principe actif, consommée généralement au moyen d'une pipe. Son usage est actuellement peu répandu.
    Les effets du cannabis sont variables, légère euphorie, sentiment d'apaisement, somnolence, mais il y d'autres effets, mal perçus par les usagers qui peuvent avoir des conséquences importantes, et révèlent un usage nocif, il s'agit de difficultés de concentration, trouble de la mémoire, donc risque de difficultés scolaires, dépendance psychique lors de consommations répétées, donc préoccupation centrée sur la quête du produit, risques sociaux importants à cause des contacts avec les circuits illicites pour se procurer le produit, et chez certaines personnes fragiles, le cannabis peut favoriser la survenue de troubles psychiques.
    Le cannabis, est avec le tabac, le premier produit illicite consommé par les jeunes à l'adolescence. Certains ont voulu y voir là le signe que la consommation de cannabis était le premier pas vers l'héroïne, ce que les études faites n'ont jamais démontré. L'héroïne que nous allons évoquer maintenant est le premier produit consommé par les usagers de drogues rencontrés dans notre pratique professionnelle.

 

2. L'héroïne

L'héroïne est un opiacé puissant obtenu à partir de la morphine. Les opiacés sont des substances naturelles contenues dans le latex (opium) recueilli sur une plante, le pavot. La morphine est ensuite transformée en héroïne. L'héroïne (Héro, poudre, blanche, rabla, meumeu...) se présente sous la forme d'une poudre, sa composition et son degré de pureté sont variables. Elle existe généralement sous deux formes. Il y a la brune (Brown sugar), c'est la forme la plus courante. Sa couleur peut varier du blanc cassé au marron foncé et se présente sous la forme de graviers minuscules. Elle peut être coupée jusqu'à 97% avec des produits toxiques (strychnine...) ou non (caféine, lactose, glucose...). Quand à la blanche (ou légèrement rose), elle est plus rare, généralement plus raffinée et plus pure. Poudre très fine, elle est souvent coupée au lactose.
La plupart du temps, elle est injectée mais elle peut être sniffée et fumée. L'effet immédiat est de type orgasmique, c'est le « flash » . L'héroïne provoque l'apaisement et une sensation d'extase. L'héroïne provoque une sensation de bien-être et d'euphorie suivie d'un état de somnolence, le consommateur pique du nez. Elle agit comme anxiolytique puissant et anti-dépresseur. Mais avec l'usage répété, le plaisir disparaît, il y a alors augmentation de la quantité de produit et de la fréquence de la prise. C'est l'escalade avec une modification de la vie quotidienne de l'usager. Des troubles apparaissent comme l'anorexie ou l'insomnie. La dépendance peut s'installer rapidement. Il faut progressivement augmenter les doses pour retrouver le même effet. L'arrêt brutal de la consommation provoque le « manque » : c'est le symptôme de la dépendance physique. La quête du produit « prend la tête », c'est la dépendance psychique. Ce manque, supportable dans un premier temps (simple sensation de froid), se révèle par la suite beaucoup plus violent (nausées, tremblements, sueurs, vomissements, douleurs). L'héroïnomane oscille alors entre des états d'euphorie et des états de manque, qui provoque anxiété et agitation. Au niveau social, la dépendance entraîne des risques, délinquance, perte d'emploi, rupture familial, et un processus de marginalisation s'enclenche chez certains usagers. Au niveau physique, il y a risque d'overdose , l'héroïne pouvant provoquer un arrêt respiratoire. Le risque est maximal après une période d'abstinence (sevrage, prison). L'injection expose davantage aux risques d'overdose, d'infection et de contamination par les virus du sida et des hépatites. Les traitements de substitution en France servent principalement à soigner les dépendances aux opiacés, mais nous y reviendrons plus tard.


3. La cocaïne

La cocaïne se présente sous la forme d'une poudre blanche. Elle est extraite du cocaïer. Elle est sniffée, mais peut également être injectée par voie intra veineuse ou fumée. Son usage provoque une euphorie immédiate, un sentiment de puissance intellectuelle et physique, ainsi qu'une indifférence à la douleur et à la fatigue. Par la suite, si la consommation augmente, ces effets vont laisser place à un état dépressif et à une anxiété que certains apaiseront par la prise d'autres substances (héroïne, alcool, médicament).
Il est difficile d'arrêter une consommation aigue de cocaïne, car il y a un syndrome de manque, essentiellement psychologique. Si les consommations se succèdent, l'excitation psychique va s'accompagner de troubles de l'humeur, d'anxiété, voire de dépression, entraînant l'usager à reprendre du produit. Mais le cerveau, saturé, ne répond plus et l'agitation amènera des idées délirantes, un sentiment de persécution, des troubles du caractère et du comportement. L'usager va appréhender « la descente de coke », lorsque les effets s'estompent, et va essayer de compenser avec d'autres produits, c'est alors le cercle infernal.
Il est impossible d'évoquer la cocaïne sans dire un mot du crack, qui est un dérivé de la cocaïne, obtenu à partir du mélange, cocaïne, bicarbonate de soude, ammoniaque. Le produit est inhalé après avoir été chauffé. C'est le craquement obtenu lors de cette opération qui est à l'origine du nom du produit. La drogue produit un flash, court mais intense, mais la déprime s'installe dès que l'effet s'est dissipé, et déclenche le désir impérieux d'un nouveau flash, ce qui peut amener à une utilisation excessive et compulsive. Par ailleurs, le matériel pour « sniffer » peut transmettre les virus des hépatites, s'ils sont partagés. En cas d'injection, le matériel partagé peut transmettre le virus du sida.

 

4. L'ecstasy, les amphétamines et les drogues de synthèse :

La consommation de drogues chimiques n'a cessé de progresser, l'ecstasy fait partie d'une nouvelle série de substances apparues avec l'évolution de la chimie : les nouvelles drogues.

  • L'ecstasy :
    elle désigne à l'origine une molécule chimique particulière, la MDMA, (3,4méthylènedioxyméthamphétamine), responsable des effets psychoactifs. Elle se présente sous la forme de comprimés de couleurs et de formes variées. Lorsqu'ils avalent de l'ecstasy, les usagers disent qu'ils « gobent ». Les consommateurs d'ecstasy recherchent la sensation d'énergie, de performance, mais aussi la suppression de leurs inhibitions. Longtemps surnommée « la pilule de l'amour » pour ses effets empathiques, et consommée essentiellement en milieu festif, dans les raves parties, en boites de nuit, quelques bars, ce produit s'avère particulièrement dangereux car son utilisation n'est pas anodine. Il a été observé quelques incidents liés à la prise de ce produit. Les symptômes rapportés sont : vomissements, anxiété, paranoïa, palpitations, maux de tête, agressivité, insomnie, douleurs et hyperthermie. Par ailleurs, il arrive que l'usager ressente, trois ou quatre jours après une prise, des passages à vide qui peuvent provoquer des états d'anxiété ou de dépression. Lorsque la consommation devient régulière, certains usagers maigrissent et s'affaiblissent. Il apparaît des troubles de l'humeur, parfois des comportements agressifs, avec le risque d'entraîner l'apparition de troubles psychiques durables (troubles de l'humeur, agressivité, crise d'angoisse).

  • Les amphétamines :
    Ce sont des psycho-stimulants puissants et coupe-faim. Ils donnent la sensation de supprimer la fatigue et un sentiment d'invincibilité. Leur consommation peut entraîner une altération de l'état général par la dénutrition et par l'éveil prolongé, conduisant à un état d'épuisement, une grande nervosité et parfois un sentiment de paranoïa. C'est un produit illicite, lorsqu'il est consommé en dehors des prescriptions médicales.

  • La kétamine :
    un anesthésiant pour animaux, et le protoxyde d'azote, gaz sous pression, sont également des produits que nous retrouvons dans les raves parties. Le premier, un hallucinogène puissant, permet de se retrouver dans un état, près de la mort, ralentissement du rythme cardiaque, impression de partir ailleurs, effets extrêmement angoissants, disent les usagers, d'autant qu'il y a un risque important d'arrêt cardiaque et que c'est un produit difficile à maîtriser. L'autre, inhalé grâce à des ballons, vendu à prix modique, permet de ressentir quelques secondes d'euphorie, mais l'usage prolongé peut entraîner des risques d'asphyxie par manque d'oxygène, mais également des troubles neurologiques (tremblements, difficultés de coordination), des risques de chute avec parfois des traumatismes. Ces produits sont dangereux, mais leur diffusion est restreinte.

  • Le GHB :
    puissant inhibiteur du système nerveux, dont l'utilisation parfois criminelle lui a valu le nom de « drogue du viol ». Son utilisation est essentiellement festive, et des cas de coma ont été observés lors d'une absorption simultanée d'alcool.

  • Poppers :
    préparations à base de solvants, vendues comme aphrodisiaques notamment dans le milieu homosexuel à partir des années 70. Ce sont des vasodilatateurs, utilisés pour soigner les malades cardiaques. A fortes doses, il y a des risques respiratoires et d'endommagement les cloisons nasales, mais également des risques de fatigue importante.



 

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